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 LE Puma حيوان في طريق الانقراض

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مُساهمةموضوع: LE Puma حيوان في طريق الانقراض   الأربعاء يناير 20, 2016 11:46 am



Le puma (Puma concolor) appartient à la famille des félidés. Il est également connu dans certaines régions sous le nom de couguar, cougar, lion des montagnes ou parfois, par abus de langage, sous le terme de panthère. Il ressemble à une panthère et se rencontre en Amérique du Nord et du Sud. Le puma est un animal difficile à observer et solitaire.
Description
Pelage
Le pelage du puma est uniforme (concolor signifie « d'une seule couleur »), même si l'on devine parfois des rayures sur ses membres antérieurs1. Sa couleur reste dans les tons fauves et varie du brun roux dans les régions tropicales au gris jaune dans les régions arides. Le dessous du corps est plus clair, allant de la couleur crème au blanc2.
La longueur des poils dépend du milieu naturel dans lequel l'animal vit : ils sont rudes et courts dans les régions chaudes et longs en régions froides. Les cas d'albinisme sont rares mais les cas de mélanisme sont fréquents3.
Aspect général et mensurations
En moyenne, le mâle mesure entre 1 mètre et 2,30 mètres de longueur, le record étant de 2,90 mètres, queue comprise1. Celle-ci représente un tiers de la taille de l'animal4. La masse du puma est comprise entre 25 et 100 kg ; le plus gros individu connu faisait 120 kg3. Sa taille varie de 60 à 76 cm à hauteur à l'épaule4,3. La femelle est plus petite (de 0,95 m à 2,10 m) et moins grosse (environ 35 à 48 kg3). En outre, les espèces de pumas se différencient par leur taille : les plus grands spécimens vivent dans les montagnes Rocheuses et en Patagonie tandis que les plus petits évoluent dans les régions proches de l'équateur. La taille augmente au fur et à mesure que l'on s'éloigne de cette ligne.
La silhouette du puma est fine et musclée et son postérieur est plus haut que sa tête ce qui lui permet de sauter facilement. Sa longue queue (entre 53 et 81 cm5,6), plus foncée à son extrémité, est l'une des caractéristiques du puma. Enfin, il possède des griffes longues, pointues et rétractiles et quatre doigts. Ses pattes arrières sont plus larges et puissantes que celles de devant, ce qui lui permet de bondir efficacement et d'avancer aisément dans la neige ou sur un terrain escarpé.
Tête
Puma en train de dormir
Le puma possède une petite tête de forme arrondie munie d'oreilles courtes et écartées qui lui donnent une acuité auditive exceptionnelle. La puissance de ses mâchoires est plus grande que celle de n'importe quel chien. La fourrure du menton est blanchâtre comme celle du museau. La truffe est rose et son odorat est très développé. La couleur des yeux varie du vert au jaune ambré et son champ de vision est très large7. Le puma est capable de bien voir dans l'obscurité.
Mode de vie et reproduction
Reproduction
Le puma peut se reproduire à partir de trois ans. Après une gestation d’environ trois mois, la femelle met au monde trois petits en moyenne. À la naissance, les jeunes sont aveugles et ne mesurent que 30 cm. Leur fourrure est tachetée ; ces taches disparaissent au bout de six mois. Le puma est un animal solitaire. Les mâles et les femelles ne se rencontrent qu'en période d'accouplement (environ deux semaines8). La durée de la gestation est d'environ 90 jours9. Les naissances ont lieu surtout à la saison chaude. Une portée, qui peut aller jusqu'à six petits, en compte généralement deux à trois8, qui restent avec leur mère jusqu'à leur deuxième année10. La gestation dure entre 88 et 96 jours5. La femelle met bas dans une tanière (fourré, caverne, cavité, etc.) tous les deux ans en moyenne.
Pumas en bas âge
À la naissance, les pumas pèsent de 600 à 800 grammes5,11 et ont un pelage brun jaunâtre avec des points noirs ou marron qui disparaissent vers l'âge de 16 mois. Les chatons ouvrent les yeux à dix jours et mangent de la viande à six semaines12, mais l'allaitement dure plus de trois mois9. À un mois et demi, leur poids avoisinera cinq kilogrammes. Il arrive qu'un mâle attaque et tue les chatons. Les femelles peuvent également mourir en tentant de protéger leur progéniture10. Dans son environnement naturel, un puma vit environ huit à dix ans5,12 ; en captivité, sa longévité peut dépasser 25 ans. Il atteint sa maturité sexuelle dès l'âge de deux ans.
Comportement
Agilité
Le Puma peut courir très vite, jusqu'à 72 km/h13,14, mais seulement sur de courtes distances. En outre, il peut franchir jusqu'à 12 mètres15 en longueur, d'un bond à partir d'une position fixe. Enfin, il est capable de faire des bonds atteignant 4 à 5 mètres de haut, sans élan16.
Il se déplace en silence. C'est un animal qui nage bien mais il ne le fait qu'en cas de menace. Pour les besoins de la chasse ou en cas de menace, il est capable de grimper aux arbres et de faire preuve d'une grande agilité. Le Puma a peu de prédateurs mais en Amérique centrale et Amérique du Sud, il peut être attaqué par le Jaguar et l'Anaconda. En Amérique du Nord, il peut se trouver confronté à un Grizzly ou à une meute de loups.
Cri
Les cris du Puma diffèrent selon les circonstances : très aigus ou ressembler à un sifflement en période de rut17 ; ils peuvent faire aussi penser à un fort ronronnement. Pendant la saison de l'accouplement, les pumas émettent des sortes de miaulements (ou feulements) puissants8,4. Le puma ne rugit pas en raison de l'ossification totale de son appareil hyoïde9. Il émet un gémissement aigu pour menacer les intrus osant s'aventurer sur son territoire.
Chasse
Les proies du puma, selon les régions18

Amérique du Nord
cerf de Virginie, cerf mulet, orignal, antilope d'Amérique ;
coyote, souris, lièvre, martre, mouffette, porc-épic ;
mouflon, chèvre des montagnes rocheuses, ourson ;
dindon sauvage, poisson, limace, sauterelle
Argentine
huemul, guanaco, cerf des Andes

Brésil
daguet, cerf des pampas, fourmilier

Paraguay
paca, agouti, nandou d'Amérique, pécari

Forêt équatoriale
singe
Les pumas sont carnivores (voir tableau ci-contre), ils attaquent en général les grands mammifères comme les cerfs ou les élans mais aussi des animaux plus petits si nécessaire, jusqu'à pêcher ou de se nourrir d'insectes12 ou de lézards6. En moyenne, un puma d'Amérique du Nord consomme un cerf tous les sept à dix jours, parfois plus pour une femelle avec des petits19. En Amérique latine, les pumas subissent la concurrence des jaguars qui ne leur laissent que des proies de taille moyenne. Enfin, le puma peut tuer des animaux d'élevage (chevaux, moutons, vaches, chèvres, etc.)12.
Les pumas chassent seuls, à l'aube ou au crépuscule, le jour en montagne6. Ils traquent leur proie et l'approchent par derrière. Les pumas peuvent fondre sur un animal du haut d'une branche : c'est la chasse à l'affût. Ils tuent leur proie en mordant la base du crâne, brisant le cou de leur victime. Ils peuvent ainsi s'attaquer à des animaux beaucoup plus gros qu'eux. Ils enterrent ensuite la carcasse ou la recouvrent partiellement afin de la protéger quelques jours des charognards avant de revenir pour s'en nourrir.
Comme tous les prédateurs, ils changent de proies selon l'abondance de ces dernières. Ainsi sur une zone où l'on avait réintroduit une espèce de mouflon dit mouflon canadien (Ovis canadensis), on a constaté que les pumas ont augmenté leur prédation sur cette espèce alors que les population de cervidés (leur nourriture préférée) avait diminué20.
Déplacement et territorialité
Les mâles adultes sont territoriaux. Ils occupent un territoire moyen de 250 km2 environ (de 100 à 1 000 km28)., qui est marqué par leur urine, leurs déjections ou des traces de leurs griffes sur les troncs, accompagnées d'un marquage odorant ; comme les autres félins, le puma possède des glandes sudoripares au niveau des pelotes digitales et plantaires.
Le territoire des femelles est plus restreint (moins de 100 km2 en général), ce qui implique que le territoire d'un mâle recouvre plusieurs territoires de femelles.
Des suivis de jeunes couguars par radiotracking dans un habitat relativement fragmenté, en Californie, ont montré qu'ils trouvent assez facilement les corridors biologiques qui leur conviennent et les écoducs leur permettant de traverser une autoroute21.
La dispersion se fait au moment de l'abandon des petits par la mère en bordure de son domaine vital. Le jeune restait dans un rayon de 300 m à proximité durant 13 à 19 jours et explorait ensuite son nouvel environnement dans la direction opposée à celle prise par la mère. L'âge moyen à la dispersion était de 18 mois (extrêmes : 13-21 mois)21. Les animaux fréquentent facilement les lisières ville-forêt et les corridors biologiques et écoducs, et semblent apprécier l'absence d'éclairage artificiel direct ou indirect21, si ce n'est de pollution lumineuse.
Comportement avec l'homme


Panneau avertissant de la présence de puma dans le Parc national de Saguaro ( États-Unis)
Les pumas attaquent rarement l'homme mais cela peut arriver lorsque celui-ci s'aventure dans des zones sauvages ou prive le puma de ses proies habituelles. Entre 1890 et janvier 2004, on a recensé environ 100 attaques de pumas sur des humains en Amérique du Nord, dont 16 mortelles. Sans doute en raison d'une pression plus forte sur leurs territoires, le phénomène semble s'intensifier avec 53 attaques dans les années 1980 dont neuf mortelles en Amérique du Nord5.
Cependant, le puma peut être apprivoisé. Inscrit à l'annexe ll de la CITES, il peut donc être commercialisé avec un permis. Des fermiers en adoptent en Argentine et les laissent en liberté sur l'exploitation, où l'animal se révèle joueur et convivial. Mais les pumas sont en voie de disparition en raison de la fragmentation et la disparition de leur habitat et de la pression de la chasse.
Aire de répartition, populations, conservation et gestion


Puma dans la neige
Le puma serait apparu en Amérique il y a près de 500 000 ans22. Avant la colonisation et l'explosion démographique du territoire, le lion des montagnes occupait tout le continent américain : de la Colombie-Britannique au Sud de l'Argentine. Aujourd'hui encore, il est l'animal terrestre qui occupe l'aire la plus étendue du Nouveau Monde, couvrant près de 110 degrés de latitude. Le puma est également le félin le plus répandu après le chat domestique sur le continent américain.
En raison de sa grande répartition géographique, on a voulu dénombrer une trentaine de sous-espèces de Puma concolor déterminées par quelques différences de taille, de pelage ou de comportement (voir phylogénie).
Le puma est absent des îles (Caraïbes, Antilles), de l'Uruguay ainsi que du Centre et de l'Est de l'Amérique du Nord. Il était autrefois présent dans les forêts du Grand Nord mais il a disparu à la suite de l'extinction des grands ongulés dans cette région3. Il a été beaucoup chassé aux XIXe-XXe siècles : on recensait en moyenne 350 pumas tués par an en Colombie-Britannique entre 1910 et 195712. Le puma peut occuper une grande variété d'habitats mais l'extension humaine les a repoussés en montagne, dans une forêt morcelée et considérablement réduite depuis la colonisation européenne, dans les prairies, les déserts et les étendues "sauvages" du continent américain. On le trouve jusqu'à 5 900 mètres dans la cordillère des Andes23.
Le puma est classé en annexe II de la CITES, c'est-à-dire en espèce vulnérable. Les pumas de Floride et d'Amérique centrale appartiennent à l'annexe I et sont menacés d'extinction24,8,3. La chasse du puma est en général interdite ou réglementée, sauf au Guyana, en Équateur et au Salvador12. Les réserves et les parcs naturels tentent de préserver leur habitat (Yosemite, Yellowstone, Río Plátano, Iguazú, etc.). Cependant, certains éleveurs dont les troupeaux sont menacés, les abattent ou les empoisonnent.
Le cougar au Québec


Puma au zoo sauvage de Saint-Félicien, Québec
L'espèce se trouvait autrefois dans presque toute l'Amérique du Nord, sur le territoire des cerfs, sa source de nourriture principale. Il a cependant été victime de la chasse pendant près de deux siècles, sa fourrure étant prisée et sa présence n'étant pas la bienvenue près du bétail. La sous-espèce de l'Est, Puma concolor couguar, qui occuperait aujourd'hui le Sud-Est du Canada (Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick et Nouvelle-Écosse), avait apparemment disparu dès la seconde moitié du XIXe siècle mais une faible population semble encore subsister dans une partie de son aire de répartition historique.
Au Québec, sa population n'a probablement jamais été abondante. Depuis 1955, quelques centaines d'observations ont été rapportées. La majorité d'entre elles sont postérieures à 1991, période à partir de laquelle les mentions de couguar pour la province ont été systématiquement recueillies par les gestionnaires de la faune. Les mentions proviennent toutes de la partie méridionale de la province au sud du 50e parallèle, principalement des régions de l'Abitibi-Témiscamingue, de l'Estrie et du Bas-Saint-Laurent. Un seul de ces signalements a été confirmé formellement (preuves vérifiables) en 1992 lorsqu'un individu présentant un danger a été abattu en Abitibi-Témiscamingue. Cependant, une analyse de l'ADN a démontré que l'individu provenait d'une sous-espèce présente en Amérique du Sud25. L'hypothèse d'un animal échappé d'un jardin zoologique ou gardé en captivité semble la plus plausible. Les principaux facteurs limitatifs de la présence du couguar au Québec seraient sans doute liés aux diverses activités humaines de même qu'à la dispersion des individus, qui auraient de la difficulté à se rencontrer lors de la période d'accouplement.
La présence du couguar fait actuellement l'objet d'un suivi au Québec. Un système de collecte des observations (rapport d'observation) et d'analyse de leur qualité est en place dans chaque région (bureaux de Protection de la Faune du Québec). À ce jour, la présence d'environ huit individus répartis à travers la province est confirmée par les scientifiques26. En 2005, le ministère de la faune et des parcs du Québec a officiellement confirmé la présence du couguar dans trois régions du Québec : la Capitale-Nationale (Québec), la Gaspésie et le Saguenay–Lac-Saint-Jean. D'autres observations auraient été faites dans plusieurs autres régions dont le Centre-du-Québec et l'Estrie. Un couguar a d'ailleurs été filmé dans un champ de Fortierville en mai 2007, alors qu'un autre a été aperçu et clairement identifié le 1er octobre 2007 à la Forêt Montmorency située à environ 70 km au nord de la ville de Québec, près du parc national de la Jacques-Cartier. Un autre a également été observé au printemps 2007 dans le Parc de la Gatineau, dans l'Outaouais27.
Les pumas aux États-Unis
D'abord chassé jusqu'à sa quasi-extinction aux États-Unis, le puma fait un grand retour, avec une population estimée entre 10 0005 et 30 000 individus dans l'Ouest du pays, principalement dans les montagnes Rocheuses. L'animal est présent dans quatorze États de l'Ouest et en Floride28. On estime entre 4 000 et 6 000 le nombre de lions des montagnes en Californie où il est protégé par la loi, entre 4 500 et 5 000 au Colorado ; les couguars de Floride sont estimés à une cinquantaine et constituent la sous-espèce la plus menacée du continent américain. Dans les autres États, sa chasse est légalisée mais soumise à l'autorisation de l'United States Fish and Wildlife Service28. Le Texas est le seul État où le puma peut être chassé librement.
Les pumas tentent de reconquérir l'Est du pays, suivant les criques et les cours d'eaux, ils ont à présent atteint les États du Missouri et du Michigan. Cette évolution pourrait permettre d'en trouver sur la quasi-totalité du territoire des États-Unis mais, la réintroduction du loup dans les montagnes Rocheuses est une menace pour le Puma qui était jusque là le seul grand prédateur carnivore avec l'Ours dans ce territoire. Il y a par exemple environ 25 pumas dans le parc du Yellowstone29 contre 118 loups30.
À cause de l'urbanisation, les pumas se retrouvent de plus en plus fréquemment en contact avec les humains, surtout dans les zones riches en cerfs, leur proie naturelle. Beaucoup de ces félins meurent percutés par des automobiles ou des camions (voir roadkill). Si on a compté des attaques d'animaux domestiques (chats, chiens), ils ne se tournent que très rarement vers le domaine des humains comme source de nourriture.
Le 2 mars 2011, le puma de l'est américain est officiellement annoncé par l'USFWS comme étant éteint aux États-Unis31, mais peut-être était-ce déjà le cas depuis les années 1930. En fait, le statut de cette population en tant que sous-espèce est incertain, et des migrations d'individus de l'ouest de la répartition sont possibles32,33.
Taxinomie
Phylogenèse
La phylogenèse est l'étude des fossiles d'un animal afin d'en préciser son apparition et son évolution. Cependant, il existe assez peu de fossiles de félins, et la phylogénie moderne s'appuie essentiellement sur les analyses génétiques (Cf. ADN). Le premier félin daterait d'il y a 11 millions d'années34. L’ancêtre commun des lignées Leopardus, Lynx, Puma, Prionailurus et Felis aurait traversé la Béringie et colonisé l’Amérique du Nord il y a environ 8 à 8,5 millions d’années. Des analyses génétiques effectuées en 2006 ont montré que ces lignées ont divergé dans l’ordre de leur citation : le genre Puma est donc la troisième lignée à se différencier34. Les félins nord-américains ont ensuite envahi l’Amérique du Sud par l’isthme de Panama il y a 3 millions d’années durant le Grand échange inter-américain (Cf. les grandes modifications climatiques du Quaternaire et notamment du niveau des mers qui déterminent la géographie des continents et surtout les possibilités d'échanges, de passages).
Le Puma est le plus grand des félins de la sous-famille des Felinae et possède des caractéristiques similaires aux grands félins de la sous-famille des Pantherinae35. Le Puma fut d’abord considéré comme un membre du genre Felis (Felis concolor). Dès 1834, Jardine propose de classer le Puma dans un genre à part36 : Puma. Le Puma a alternativement fait partie du genre Felis puis Puma35. Les différentes références taxinomiques s’accordent à présent pour le rattacher au genre Puma, qui ne contient qu’une seule autre espèce : le jaguarondi (Puma yagouaroundi).
Des études on montré que le Puma et le Jaguarondi sont étroitement proches du Guépard34,37. La nature de cette relation est cependant mal définie : une première hypothèse serait que les lignées du Guépard et du Puma aient divergé en Amérique (guépard américain) puis que le Guépard soit retourné vers l’Ancien Monde34,37 ; une autre suggère que le Guépard a évolué indépendamment sur l'Afro-Eurasie38.
Le Puma d’Amérique du Nord présente un haut niveau de similarité génétique, ce qui suggère que l’espèce actuelle descend d’un petit groupe d’individus. Culver et al. pense que les populations nord-américaines de Puma concolor ont été extirpée durant les extinctions du Pléistocène il y a environ 10 000 ans (Holocène) puis que les populations sud-américaines ont par la suite repeuplé le Nord de l’Amérique37.
Sous-espèces


Panthère de Floride
Jusqu’à la fin des années 1990, de 303,Note 1 à 3237 sous-espèces différentes ont été validées. Certains auteurs ont même avancé jusqu’à 35 sous-espèces différentes39. Les différences majeures entre ses différentes subdivisions de l'espèce étaient la localisation et la taille du corps : la plupart de ces formes ne prenaient pas en compte la variabilité naturelle entre les individus. Une étude génétique effectué en 2000 sur l’ADN mitochondrial a diminué drastiquement le nombre de sous-espèces, passant d’une trentaine à six37,35 :
• Le Puma de l’Est de l’Amérique du Sud (Puma concolor anthonyi), officiellement déclaré éteint par les États-Unis, inclut les anciennes sous-espèces acrocodia, borbensis, capricornensis, concolor, greeni et nigra40 ;
• Le Puma d’Argentine (Puma concolor cabrerae) inclut les anciennes sous-espèces hudsonii et puma41 ;
• Le Puma du Costa Rica (Puma concolor costaricensis) répandu du Nicaragua au Panama ;
• Le Puma d’Amérique du Nord (Puma concolor couguar) inclut les anciennes sous-espèces arundivaga, aztecus, browni, californica, coryi, floridana, hippolestes, improcera, kaibabensis, mayensis, missoulensis, olympus, oregonensis, schorgeri, stanleyana, vancouverensis et youngi42. Il est répandu sur l'Amérique du Nord et l'Amérique centrale jusqu'au nord du Nicaragua ;
• Le Puma du Nord de l’Amérique du Sud (Puma concolor concolor) inclut bangsi, incarum, osgoodi, soasoaranna, sussuarana, soderstromii, sucuacuara et wavula43 ;
• Le Puma du Sud de l’Amérique du Sud (Puma concolor puma) inclut araucanus, concolor, patagonica, pearsoni et puma44.
La Panthère de Floride est une des sous-espèces de pumas selon l'ancienne classification (Puma concolor coryi). Autrefois présente dans tout le Sud-Est des États-Unis, elle survit dans le Sud de la Floride (marais de Big Cypress). Il ne subsisterait qu’une cinquantaine d'individus45. Elle est menacée d'extinction malgré les efforts du groupe de sauvegarde de la Panthère de Floride (The Florida Panther Recovery Team), fondé en 1976. Il y a actuellement un grand effort de la part de l’État de Floride pour sauver ces panthères locales, leur nombre étant en effet en inquiétante diminution : élevage en captivité, préservation du gibier, reproduction artificielle, etc. Néanmoins, la nouvelle classification permet d’envisager une reproduction de préservation par croisement avec d’autres anciennes sous-espèces moins menacées de couguars d’Amérique du Nord, qui sont dans la même lignée phylogénétique, et de parvenir, par sélection, à retrouver les caractères de la Panthère de Floride, avec l’aide d’élevages ou parcs naturels d’autres États.








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